Biographie des auteurs

 

Judith Cahen

 

Cinéaste, Judith Cahen est actrice dans ses films La croisade d’Anne Buridan, La révolution sexuelle n’a pas eu lieu, ADN (About David Nebreda), Les répliquants… et parfois dans ceux des autres (Code 68, Anne Buridan aime les défis, de Jean-Henri Roger). Elle a choisi de prolonger son geste sur d’autres scènes, développant une forme de cinéma continué qui l’a menée jusqu’au Japon pour sa performance Les opérateurs d’échange (Villa Kujoyama, Kyoto). Interrogeant les frontières ténues entre le cinéma, le théâtre, les arts plastiques et la danse contemporaine, elle réalise aussi des performances, Ateliers de Création Radiophonique pour France Culture (À nos corps défendants d’après Les premiers matériaux pour une théorie de la Jeune-Fille de Tiqqun) et d’autres formes qui lui permettent de se tenir sur les lignes de crête de ces frontières . Elle développe son travail sur la question du corps et la figure de l’acteur devant et derrière la caméra en s’associant avec plusieurs artistes de la scène contemporaine parmi lesquels Emmanuelle Huynh et Akira Kasaïe (Spiel, Tokyo, Paris), Alain Michard, Alberto Sorbelli, Olivier Bardin, Joris Lacoste et Jeanne Revel (les Jeux W), Sabine Macher (Le flou de flouz), Marta Izquierdo Munoz (Embarazada), Laurie Peschier Pimont (Extension orange) tout en participant activement au collectif pointligneplan. Depuis 2013, elle travaille avec Masayasu Eguchi (Cf. rubrique performances, films et expositions, 2013-2016) . Cette année, elle est invitée aux Beaux Arts de Paris pour une carte blanche conçue comme un portrait chinois.

 

 

 

Masayasu Eguchi

 

Masayasu Eguchi est né à Saga au Japon. A 23 ans, il  monte sa compagnie de théâtre musical à Tokyo. Le rêve d’un film le pousse à voyager autour du monde. Asie, Australie, Europe, il parcourt la planète pendant plus d’une année avant de poser provisoirement ses valises à Londres où il réalise  son premier cours métrage. C’est à 25 ans qu’il débarque à Paris, avec une performance de buto au Centre Georges Pompidou. Après avoir travaillé comme assistant réalisateur sur deux long-métrages de Takashi MIIKE, il produit et réalise, en 2008, le film documentaire Goendama (retenu au palmarès du BEST-TEN de Kiné-jun meilleur film documentaire au Japon). En 2011, au Musée d'Art Contemporain de Tokyo, il crée une installation video dans le cadre de l'exposition autour de l'artiste Kyoji TAKUBO (La chapelle Saint Vigor). Avec Le printems de Hanamiyama Fukushima-, il signe son deuxième film documentaire. Depuis 2013, il travaille avec Judith Cahen(Cf. rubrique performances, films et expositions, 2013-2016)